En 2017, Ubisoft a inauguré la Série Indie, une compétition annuelle destinée aux studios indépendants du Québec et de l’Ontario qui vise à offrir des prix en argent, du mentorat, des outils créatifs et marketing ainsi que des conseils financiers pour décupler le succès de ces studios et de leurs jeux. Cette compétition est réalisée en partenariat avec Banque Nationale et des experts de l’industrie.

Sabotage Studio a remporté l’édition 2018 le printemps dernier et nous sommes ravis de vous présenter leur tout premier jeu, The Messenger, qui fera sa sortie le 30 août sur Nintendo Switch et PC.

The Messenger

Ninjas, démons, esthétique rétro et tight controls; c’est la combinaison gagnante de The Messenger, un jeu de plateforme à atmosphère rétro 8-bit employant des mécaniques de jeu modernes et novatrices.

Dans la peau d’un jeune ninja tourmenté par l’arrivée d’une armée de démons dans son village, le joueur devra passer à travers des obstacles incongrus et des ennemis excentriques afin de livrer un parchemin crucial à la survie de son clan. Les cofondateurs de Sabotage, Martin Brouard et Thierry Boulanger, ayant travaillé d’arrache-pied sur ce projet depuis 2016, sont confiants que le ton humoristique et la conception de gameplay solides de The Messenger sauront tenir les joueurs en haleine.

Une passion d’enfance

« Le développement a commencé en 2016, mais c’est un projet qui date de l’école primaire » explique Thierry, Directeur Créatif sur The Messenger. « J’ai grandi dans les années 80 à jouer à la NES avec mes amis. Ninja Gaiden, TMNT, pour moi le ninja a toujours été le héros le plus cool ».

La passion de Thierry pour le développement de jeux vidéo était déjà naissante à cette période de sa vie. Les esquisses en animation flash du « sidescroller » de ninja qu’il avait entamé dans sa jeunesse ont été les premières inspirations de ce qui est maintenant un des jeux indie les plus anticipés de l’année.

Malgré la montée en puissance du projet, les développeurs de Sabotage conservent leur cœur d’enfant. À travers l’aventure, le joueur aura affaire à des boss à caractère plutôt humoristique, sans compromis de difficulté.

« On voulait un peu représenter la relation d’un enfant avec l’autorité à travers nos différentes boss battle. » dit Thierry, en référence au squelette haut de deux pieds que les joueurs devront affronter dans l’aventure. « Les figures autoritaires sont souvent vues comme ridicules quand on est jeune, on a tendance à vouloir les délégitimer en exagérant leurs défauts. Étant donné que l’idée m’est venue quand j’étais enfant, c’est quelque chose qu’on voulait faire transparaître dans le jeu. Les boss restent difficiles à battre, mais ils sont souvent un peu ridicules ».

 

The Messenger

Thierry et Martin ont, tout au long du processus, approché cette esthétique de jeu d’action des années 80 avec un œil léger. Pour eux, The Messenger est avant tout un retour aux concepts qui ont toujours généré du pur plaisir pour le joueur :

« C’était important pour nous de ne pas trop se prendre au sérieux. C’est un style de jeu exagéré et un peu kitsch, c’est ce qui le rend intéressant. On fait un pacte avec le joueur de s’assumer dans notre nostalgie et de simplement s’amuser, c’est là que l’expérience va être la meilleure. »

Une équipe aussi créative qu’éclectique

« On était juste deux chez Sabotage à l’été 2016 », explique Thierry. « À partir de janvier 2017, avec de nouvelles sources de financement, on a pu faire du recrutement pour agrandir l’équipe. »

Thierry et Martin mentionnent que la recherche de talents pour le développement du jeu et l’agrandissement de Sabotage s’est faite assez simplement. Ayant travaillé eux-mêmes plus de dix ans dans le domaine du jeu vidéo, les anciens collègues qui partageaient leur passion n’eurent aucune hésitation à se joindre à la cause. Ils expliquent avoir priorisé la coïncidence des valeurs ainsi que la qualité des relations de confiance entre les membres de l’équipe afin de monter un studio fort, à leur image. Deux ans plus tard, une dizaine de développeurs et artistes unissent leurs forces dans un espace bien à eux pour créer des expériences de jeu originales et engageantes.

Pour ce qui est des mandats nécessitant des compétences plus spécifiques, les cofondateurs ont minutieusement repéré des talents qui les inspiraient. Par exemple, pour la composition de leur trame sonore en 8-bit, ils ont fait appel à Rainbowdragoneyes, un batteur de technical death metal originaire de Denver aux talents multiples (trouvez-le sur bandcamp). En résulte une trame épique qui sait parfaitement meubler les épopées enlevantes du jeu de plateforme.

C’est donc une combinaison de ce bassin de compétences approfondies et éclectiques qui donne toute sa richesse à cette « lettre d’amour à l’ère du 8-bit et du 16-bit ».

Une fois cet éventail de ressources mobilisé derrière la réussite du projet, la Série Indie a permis à Sabotage d’apporter quelques touches de finition. Notamment, les développeurs ont eu l’opportunité d’utiliser des ressources de playtest d’Ubisoft, un outil de polissage extrêmement utile lorsque mis entre les mains d’une équipe aussi apte à l’optimisation de celui-ci dans le processus créatif.

Ubisoft est fier d’avoir pu honorer Sabotage et The Messenger dans l’édition 2018 de la Série Indie présentée par Banque Nationale. Ce titre est certainement un des premiers d’une grande lignée de succès pour le nouveau studio. Disponible sur Steam et Nintendo Switch dès le 30 août, le jeu de plateforme permettra bientôt à des milliers de joueurs à travers le monde d’endosser une tenue furtive de ninja pour sauver leur village d’une invasion démoniaque.

Lien Steam.

Liste complète des membres de l’équipe:

Gestion de la production : Magalie Allard
Conception, réalisation, scénario et programmation : Thierry Boulanger
Finances, marketing, gestion de communauté : Martin Brouard
Musique et conception sonore : Eric W. Brown
Chef de programmation : Sylvain Cloutier
Conception des niveaux : Philippe Dionne
Assurance qualité : Carl Dubreuil
Artiste niveaux et paysages : Michael Lavoie
Artiste personnages et animation : Savannah Perron
Artiste personnages et animation : Jean-Luc Savard